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PROJET
DE LOI adopté le
11février 2004 |
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N° 62 SESSION
ORDINAIRE DE 2003-2004 |
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PROJET DE LOI MOdIFIÉ par
le sÉnat relatif
à la formation professionnelle
tout au long de la vie et au dialogue social. (Urgence déclarée) |
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Le Sénat a modifié,
en première lecture, le projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale en
première lecture après déclaration d’urgence, dont la teneur suit : |
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Voir les
numéros : Assemblée
nationale (12ème
législ.) : 1233, 1273 et
T.A. 223. Sénat : 133 et 179 (2003-2004). |
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TITRE Ier
DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE
TOUT AU LONG DE LA VIE
Chapitre
Ier
Dispositions générales
Article 1er
... Conforme................
Article 2
L’article L. 900-1 du code du travail est ainsi
modifié :
1° La première phrase du premier alinéa est ainsi
rédigée :
« La formation professionnelle tout au long de la vie
constitue une obligation nationale. » ;
2° Le deuxième alinéa est ainsi rédigé :
« La formation professionnelle continue a pour objet de favoriser l’insertion ou la réinsertion professionnelle des travailleurs, de permettre leur maintien dans l’emploi, de favoriser le développement de leurs compétences et l’accès aux différents niveaux de la qualification professionnelle, de contribuer au développement économique et culturel et à leur promotion sociale. » ;
3° (nouveau) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Elle vise également à permettre le retour à l'emploi des
personnes qui ont interrompu leur activité professionnelle pour s'occuper de
leurs enfants ou de leur conjoint ou ascendants en situation de dépendance. »
Articles 3 et 4
. Conformes................
Article 5
I. – Il est inséré, dans le code du travail, un
article L. 900-5-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 900-5-1. – Les personnes
mentionnées à l'article L. 323-3, notamment les personnes handicapées, ont
accès à l'ensemble des dispositifs de formation prévus dans le présent livre
dans le respect du principe d'égalité de traitement, en prenant les mesures
appropriées.
« Elles bénéficient, le cas échéant, d'actions
spécifiques de formation ayant pour objet leur insertion ou leur réinsertion
professionnelle, de permettre leur maintien dans l'emploi, de favoriser le
développement de leurs compétences et l'accès aux différents niveaux de la
qualification professionnelle et de contribuer au développement économique et
culturel et à la promotion sociale. »
II. – Non modifié.......
Article 6
I. – Non modifié.......
II. – Il est créé au chapitre II du titre II du
livre III du même code une section 2 ter
intitulée « Aides de l'Etat au développement de l'emploi et des
compétences », comprenant un article L. 322-9 ainsi rédigé :
« Art. L. 322-9. – Afin
d’assurer le remplacement d’un ou plusieurs salariés en formation, dans les
entreprises de moins de cinquante salariés, l’Etat accorde aux employeurs une
aide calculée sur la base du salaire minimum de croissance pour chaque personne
recrutée dans ce but ou mise à leur disposition par des entreprises de travail
temporaire ou des groupements d’employeurs définis au chapitre VII du titre II
du livre Ier du présent code.
« Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’Etat. »
Article 7
Avant le chapitre Ier du titre III du livre IX du
code du travail, il est inséré un article L. 930-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 930-1. – L'employeur a l'obligation d'assurer l'adaptation des salariés à leur poste de travail. Il veille au maintien de leur capacité à occuper un emploi, au regard notamment de l'évolution des emplois, des technologies et des organisations. Il peut proposer des formations qui participent au développement des compétences.
« L’accès des salariés à des actions de formation
professionnelle continue est assuré :
« 1° A l’initiative de l’employeur dans le cadre du
plan de formation mentionné à l’article L. 951-1 ;
« 2° A l’initiative du salarié dans le cadre du congé
de formation défini à l’article L. 931-1 ;
« 3° A l’initiative du salarié avec l’accord de son
employeur dans le cadre du droit individuel à la formation prévu à l’article
L. 933-1. »
Chapitre
II
Le droit individuel à la formation
Article 8
I et II. – Non modifiés.....
III. – Le chapitre III du titre III du livre IX du
même code est ainsi rétabli :
« Chapitre III
« Du droit individuel à la formation
« Art. L. 933-1. – Tout salarié
titulaire d’un contrat de travail à durée indéterminée, à l'exclusion des
contrats mentionnés au titre Ier du livre Ier et au chapitre Ier du titre VIII
du présent livre, disposant d’une ancienneté d’au moins un an dans
l’entreprise qui l’emploie, bénéficie chaque année d’un droit individuel à la
formation d’une durée de vingt heures, sauf dispositions d’une convention ou
d’un accord collectif interprofessionnel, de branche ou d’entreprise prévoyant
une durée supérieure. Pour les salariés à temps partiel, cette durée est
calculée prorata temporis.
« Art. L. 933-2. – Une convention ou
un accord collectif de branche ou d’entreprise peut prévoir des modalités
particulières de mise en œuvre du droit individuel à la formation, sous réserve
que le cumul des droits ouverts soit au moins égal à une durée de cent vingt
heures sur six ans ou, pour les salariés à temps partiel, au montant cumulé des
heures calculées chaque année conformément aux dispositions de l’article
L. 933-1, dans la limite de cent vingt heures. Les droits acquis
annuellement peuvent être cumulés sur une durée de six ans. Au terme de cette
durée et à défaut de son utilisation en tout ou partie, le droit individuel à
la formation reste plafonné à cent vingt heures. Ce plafond s’applique
également aux salariés à temps partiel, quel que soit le nombre d’années
cumulées, sur la base des droits annuels acquis prorata temporis. Chaque
salarié est informé par écrit annuellement du total des droits acquis au titre
du dispositif du droit individuel à la formation.
« Par convention ou accord collectif de branche ou
d'entreprise ou, à défaut, par accord collectif conclu entre les organisations
représentatives d'employeurs et de salariés signataires d'un accord constitutif
d'un organisme collecteur paritaire des fonds de la formation professionnelle
continue à compétence interprofessionnelle, des priorités peuvent être définies
pour les actions de formation mises en œuvre dans le cadre du droit individuel
à la formation. A défaut d’un tel accord, les actions de formation
permettant l’exercice du droit individuel à la formation sont les actions de promotion
ou d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances
mentionnées à l’article L. 900-2 ou les actions de qualification prévues à
l’article L. 900-3.
« Art. L. 933-3. – La mise en
œuvre du droit individuel à la formation relève de l’initiative du salarié, en
accord avec son employeur. Le choix de l’action de formation envisagée, qui
peut prendre en compte les priorités définies au second alinéa de l'article
L. 933-2, est arrêté par accord écrit du salarié et de l’employeur.
Ce dernier dispose d'un délai d’un mois pour notifier sa réponse lorsque le
salarié prend l'initiative de faire valoir ses droits à la formation. L'absence
de réponse de l'employeur vaut acceptation du choix de l'action de formation.
« Une convention ou un accord collectif de branche ou
d’entreprise peut prévoir que le droit individuel à la formation s’exerce en
partie pendant le temps de travail. A défaut d’un tel accord, les actions de
formation se déroulent en dehors du temps de travail.
« Art. L. 933-4. – Les heures
consacrées à la formation pendant le temps de travail ouvrent droit au maintien
de la rémunération du salarié dans les conditions définies au I de l’article
L. 932-1. Lorsque les heures de formation sont effectuées hors du temps de
travail, le salarié bénéficie du versement par l’employeur de l’allocation de
formation définie au III de l’article L. 932-1. Le montant de l’allocation
de formation ainsi que les frais de formation correspondant aux droits ouverts
sont à la charge de l’employeur et sont imputables sur sa participation au
développement de la formation professionnelle continue. L'employeur peut
s'acquitter de ses obligations relatives aux frais de formation par
l'utilisation d'un titre spécial de paiement émis par des entreprises
spécialisées. Sa mise en œuvre par accord de branche s'effectue dans des
conditions fixées par décret. Pendant la durée de cette formation, le
salarié bénéficie de la législation de la sécurité sociale relative à la
protection en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles.
« Art. L. 933-5. – Non modifié.......
« Art. L. 933-6. – Le droit
individuel à la formation est transférable en cas de licenciement du salarié,
sauf pour faute grave ou faute lourde. Dans ce cas, le montant de l’allocation
de formation correspondant aux heures acquises au titre du droit individuel à
la formation et n’ayant pas été utilisées est calculé sur la base du salaire
net perçu par le salarié avant son départ de l’entreprise. Les sommes
correspondant à ce montant doivent permettre de financer tout ou partie d’une
action de bilan de compétences, de validation des acquis de l’expérience ou de
formation, lorsqu’elle a été demandée par le salarié avant la fin du
délai-congé. A défaut d’une telle demande, le montant correspondant au droit
individuel à la formation n’est pas dû par l’employeur. Dans le document
mentionné à l’article L. 122‑14‑1, l’employeur est tenu, le
cas échéant, d’informer le salarié qu’il licencie de ses droits en matière de
droit individuel à la formation, notamment de la possibilité de demander
pendant le délai-congé à bénéficier d’une action de bilan de compétences, de
validation des acquis de l’expérience ou de formation. En cas de démission, le
salarié peut demander à bénéficier de son droit individuel à la formation sous
réserve que l’action de bilan de compétences, de validation des acquis de
l’expérience ou de formation soit engagée avant la fin du délai-congé. En
cas de départ à la retraite, le droit individuel à la formation n'est pas
transférable. »
Article 9
Après l’article L. 931-20-1 du code du travail, il est
inséré un article L. 931-20-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 931-20-2. – Les salariés
employés en vertu d’un contrat de travail à durée déterminée peuvent bénéficier
du droit individuel à la formation prévu à l’article L. 933-1 prorata
temporis, à l’issue du délai de quatre mois fixé au b de l’article
L. 931-15. L'employeur est tenu d'informer le salarié de ses droits à
ce titre. Le droit individuel à la formation est mis en œuvre dans les
conditions visées aux articles L. 933-3 à L. 933-6. L’organisme
paritaire agréé mentionné à l’article L. 931-16 assure la prise en charge
des frais de formation, de transport et d’hébergement ainsi que de l’allocation
de formation due à ces salariés. »
Chapitre
III
Le plan de formation
Article 10
L’article L. 932-2 du code du travail est abrogé et
l’article L. 932-1 du même code ainsi rédigé :
« Art. L. 932-1. – I. – Toute
action de formation suivie par le salarié pour assurer l’adaptation au poste de
travail constitue un temps de travail effectif et donne lieu pendant sa
réalisation au maintien par l’entreprise de la rémunération.
« II. – Les actions de formation liées à
l’évolution des emplois ou celles qui participent au maintien dans l’emploi
sont mises en œuvre pendant le temps de travail et donnent lieu pendant leur
réalisation au maintien par l’entreprise de la rémunération. Toutefois, sous
réserve d’un accord d’entreprise ou, à défaut, de l’accord écrit du salarié, le
départ en formation peut conduire le salarié à dépasser la durée légale ou
conventionnelle du travail. Les heures correspondant à ce dépassement ne
s’imputent pas sur le contingent annuel d’heures supplémentaires prévu à
l’article L. 212-6 du présent code et à l'article L. 713-11 du code
rural ou sur le volume d’heures complémentaires prévu aux articles
L. 212-4-3 et L. 212-4-4 du présent code et ne donnent lieu ni
à repos compensateur obligatoire ni à majoration, dans la limite par an et par
salarié de cinquante heures. Pour les salariés dont la durée de travail est
fixée par une convention de forfait en jours ou de forfait en heures sur
l’année prévue à l’article L. 212-15-3, les heures correspondant au
dépassement ne s’imputent pas sur le forfait, dans la limite de 4 % de
celui-ci.
« III. – Les actions de formation ayant pour
objet le développement des compétences des salariés peuvent, en application
d’un accord écrit entre le salarié et l’employeur, qui peut être dénoncé dans
les huit jours de sa conclusion, se dérouler hors du temps de travail effectif dans
la limite de quatre-vingts heures par an et par salarié ou, pour les salariés
dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait en jours ou de
forfait en heures sur l’année prévue à l’article L. 212-15-3, dans la
limite de 5 % de leur forfait.
« Les heures de formation réalisées en dehors du temps de
travail, en application du présent article, donnent lieu au versement par
l’entreprise d’une allocation de formation d’un montant égal à 50 % de la
rémunération nette de référence du salarié concerné. Les modalités de
détermination du salaire horaire de référence sont fixées par décret. Pour
l’application de la législation de sécurité sociale, l’allocation de formation
ne revêt pas le caractère de rémunération au sens du deuxième alinéa de l’article
L. 140-2 du présent code, de l'article L. 741-10 du code rural et
de l’article L. 242-1 du code de
la sécurité sociale.
« Le montant de l’allocation de formation versée au salarié
est imputable sur la participation au développement de la formation
professionnelle continue de l’entreprise. Pendant la durée de la formation, le
salarié bénéficie de la législation de la sécurité sociale relative à la
protection en matière d’accidents du travail et de maladies professionnelles.
« Le refus du salarié de participer à des actions de
formation réalisées dans ces conditions ou la dénonciation dans les huit jours
de l’accord prévu au premier alinéa du présent III ne constitue ni une faute ni
un motif de licenciement.
« IV. – Lorsque en application des dispositions
du III tout ou partie de la formation se déroule en dehors du temps de travail,
l’entreprise définit avec le salarié, avant son départ en formation, la nature
des engagements auxquels elle souscrit dès lors que l’intéressé aura suivi avec
assiduité la formation et satisfait aux évaluations prévues. Ces engagements
portent sur les conditions dans lesquelles le salarié accède en priorité dans
un délai d’un an à l’issue de la formation aux fonctions disponibles
correspondant aux connaissances ainsi acquises et sur l’attribution de la
classification correspondant à l’emploi occupé. Ces engagements portent
également sur les modalités de prise en compte des efforts accomplis par le
salarié.
« V. – Au cours d’une même année civile et pour
un même salarié, la somme des heures de formation qui, en application des
dispositions du II n’affectent pas le contingent d’heures supplémentaires ou le
quota d’heures complémentaires et de celles du III sont effectuées en dehors du
temps de travail, ne peut être supérieure à quatre-vingts heures ou, pour les
salariés dont la durée de travail est fixée par une convention de forfait, à
5 % du forfait. »
Chapitre
IV
Le congé de formation
Article 11
... Conforme................
Chapitre
V
Les contrats et les périodes de professionnalisation
Article 12
... Conforme................
Article 13
I. – Non modifié.......
II. – Les articles L. 981-1 à L. 981-12 du
même code sont remplacés par les articles L. 981-1 à L. 981-8
ainsi rédigés :
« Art. L. 981-1. – Non modifié.......
« Art. L. 981-2. – Le contrat de
professionnalisation est établi par écrit et déposé auprès de la direction
départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle.
Lorsqu’il est à durée déterminée, il est conclu en application de l’article
L. 122-2.
« L’action de professionnalisation qui fait l’objet d’un
contrat à durée déterminée ou l’action de professionnalisation qui se situe au
début d’un contrat à durée indéterminée est d'une durée minimale comprise
entre six et douze mois. Cette durée minimale peut être allongée jusqu’à
vingt-quatre mois, notamment pour les personnes sorties du système éducatif
sans qualification professionnelle reconnue, ou lorsque la nature des
qualifications visées l’exige. Ces bénéficiaires et la nature de ces
qualifications sont définis par convention ou accord collectif de branche ou, à
défaut, par accord collectif conclu entre les organisations représentatives
d’employeurs et de salariés signataires de l’accord constitutif d’un organisme
collecteur paritaire interprofessionnel des fonds de la formation professionnelle
continue mentionné au quatrième alinéa de l’article L. 951-1 et au
troisième alinéa de l’article L. 952-1. La nature de ces qualifications
peut être définie par un accord conclu au niveau national et
interprofessionnel.
« Art. L. 981-3. – Un tuteur
peut être désigné par l'employeur pour accueillir et guider dans l'entreprise
les personnes mentionnées à l'article L. 981-1. L’employeur s’engage à
assurer à celles-ci une formation leur permettant d’acquérir une
qualification professionnelle et à leur fournir un emploi en relation avec cet
objectif pendant la durée du contrat à durée déterminée ou de l’action de
professionnalisation du contrat à durée indéterminée. Le titulaire du contrat
s’engage à travailler pour le compte de son employeur et à suivre la formation
prévue au contrat.
« Dans le cadre du contrat ou de l'action de
professionnalisation, les actions d'évaluation et d'accompagnement ainsi que
les enseignements généraux, professionnels et technologiques sont mis en œuvre
par un organisme de formation ou, lorsqu'elle dispose d'un service de
formation, par l'entreprise elle-même. Ils sont d'une durée minimale comprise
entre 15 %, sans être inférieure à cent cinquante heures, et 25 % de
la durée totale du contrat ou de la période de professionnalisation. Un accord
de branche, ou à défaut un accord conclu entre les organisations
représentatives d'employeurs et de salariés signataires de l'accord constitutif
d'un organisme collecteur paritaire des fonds de la formation professionnelle
continue à compétence interprofessionnelle mentionné à l'article L. 981-2,
peut porter au-delà de 25 % la durée des actions pour certaines catégories
de bénéficiaires, notamment pour les jeunes n'ayant pas achevé un second cycle
de l'enseignement secondaire et qui ne sont pas titulaires d'un diplôme de
l'enseignement technologique ou professionnel ou pour ceux qui visent des
formations diplômantes.
« Art. L. 981-4 et L. 981-5. – Non modifiés.....
« Art.
L. 981-6. – Les contrats à durée déterminée et les actions
de professionnalisation ouvrent droit à une exonération des cotisations à la
charge de l’employeur au titre des assurances sociales, des accidents du
travail et de maladies professionnelles et des allocations familiales.
« Cette exonération est applicable aux gains et rémunérations
tels que définis à l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale et
à l'article L. 741-10 du code rural, versés par les employeurs
mentionnés à l’article L. 950-1 du présent code aux personnes âgées de
moins de vingt-six ans ainsi qu’aux demandeurs d’emploi âgés de quarante-cinq
ans et plus.
« Le montant de l’exonération est égal à celui des
cotisations afférentes à la fraction de la rémunération n’excédant pas le
produit du salaire minimum de croissance par le nombre d’heures rémunérées,
dans la limite de la durée légale du travail calculée sur le mois, ou, si elle
est inférieure, la durée conventionnelle applicable dans l’établissement.
« Un décret précise les modalités de calcul de
l’exonération dans le cas des salariés dont la rémunération ne peut être
déterminée selon un nombre d’heures de travail effectuées et dans celui des
salariés dont le contrat de travail est suspendu avec maintien de tout ou
partie de la rémunération.
« L’exonération porte sur les cotisations afférentes aux
rémunérations dues jusqu’à la fin du contrat prévu à l’article L. 981-1,
lorsque le contrat est à durée déterminée, ou de l’action de
professionnalisation lorsque le contrat est à durée indéterminée.
« Le bénéfice des présentes dispositions ne peut être
cumulé avec celui d’une autre exonération totale ou partielle de cotisations
patronales ou l’application de taux spécifiques, d’assiettes ou de montants
forfaitaires de cotisations.
« Il est subordonné au respect par l’employeur des
obligations mises à sa charge par le présent chapitre. Un décret en Conseil
d’Etat fixe les conditions dans lesquelles le bénéfice de l’exonération peut
être retiré en cas de manquement à ces obligations.
« Art. L. 981-7. – Les titulaires des
contrats de travail prévus à l’article L. 981-1 bénéficient de l’ensemble
des dispositions applicables aux autres salariés de l’entreprise dans la mesure
où elles ne sont pas incompatibles avec les exigences de leur formation.
« La durée du travail du salarié, incluant le temps passé
en formation, ne peut excéder la durée hebdomadaire de travail pratiquée dans
l’entreprise ni la durée quotidienne du travail fixée par le second alinéa de
l’article L. 212-1 du présent code et par l’article L. 713-2
du code rural. Il bénéficie du repos hebdomadaire dans les conditions fixées au
chapitre Ier du titre II du livre II du présent code et au I de
l’article L. 714-1 du code rural.
« Les titulaires de ces contrats ne sont pas comptés parmi
les bénéficiaires de congés de formation pour l’application des articles
L. 931-3, L. 931-4 et L. 951-3 et des périodes de
professionnalisation pour l’application de l’article L. 982-3.
« Est nulle et de nul effet toute clause de remboursement
par le titulaire du contrat à l’employeur des dépenses de formation en cas de
rupture du contrat de travail.
« Les contrats de travail à durée déterminée prévus à l’article L. 981-1 peuvent être renouvelés une fois si le bénéficiaire n’a pu obtenir la qualification envisagée pour cause d'échec aux épreuves d'évaluation de la formation suivie, de maternité, de maladie, d'accident du travail ou de défaillance de l'organisme de formation.
« Art. L. 981-8 (nouveau). – Jusqu'au terme prévu par le contrat lorsque celui-ci est à durée déterminée ou jusqu'à la fin de l'action de professionnalisation lorsque le contrat est à durée indéterminée, les titulaires des contrats de travail définis à l'article L. 981-1 ne sont pas pris en compte dans le calcul de l'effectif du personnel des entreprises dont ils relèvent pour l'application des dispositions législatives ou réglementaires qui se réfèrent à une condition d'effectif minimum de salariés, exception faite de celles qui concernent la tarification des risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles.»
III (nouveau). ‑ A l'article L. 124-21 du même code, les mots : « ou des actions de formations qualifiantes destinées aux jeunes de seize à vingt-cinq ans » sont remplacés par les mots : « ou des actions de professionnalisation visées au chapitre Ier du titre VIII du livre IX du présent code ».
Article 14
Le chapitre II du titre VIII du livre IX du code du travail est
ainsi rédigé :
« Chapitre II
« Périodes de professionnalisation
« Art. L. 982-1. – Les périodes de
professionnalisation ont pour objet de favoriser par des actions de formation
le maintien dans l’emploi de salariés en contrat à durée indéterminée.
« Elles sont ouvertes :
« 1° Aux salariés dont la qualification est
insuffisante au regard de l’évolution des technologies et de l’organisation du
travail, conformément aux priorités définies par accord de branche ou, à
défaut, par accord collectif conclu entre les organisations représentatives
d'employeurs et de salariés signataires d'un accord constitutif d'un organisme
collecteur paritaire des fonds de la formation professionnelle continue à
compétence interprofessionnelle ;
« 2° Aux salariés qui comptent vingt ans d’activité
professionnelle, ou âgés d’au moins quarante-cinq ans et disposant d’une
ancienneté minimum d’un an de présence dans la dernière entreprise qui les
emploie ;
« 3° Aux salariés qui envisagent la création ou la
reprise d’une entreprise ;
« 4° Aux femmes qui reprennent leur activité
professionnelle après un congé de maternité ou aux hommes et aux femmes après
un congé parental ;
« 5° Aux bénéficiaires de l’obligation d’emploi
mentionnés à l’article L. 323-3.
« Art. L. 982-2 à L. 982-4. – Non modifiés.. »
Article 15
Le titre VIII du livre IX du code du travail est complété par un
chapitre III ainsi rédigé :
« Chapitre III
« Dispositions financières
« Art. L. 983-1 à L. 983-3. – Non modifiés.....
« Art. L. 983-4. – Les organismes collecteurs mentionnés à l’article L. 983-1 peuvent prendre en charge les dépenses de fonctionnement des centres de formation d’apprentis conventionnés par l’Etat ou les régions selon des modalités arrêtées dans le cadre d’un accord de branche ou, à défaut, d'un accord collectif conclu entre les organisations représentatives d'employeurs et de salariés signataires d'un accord constitutif d'un organisme collecteur paritaire des fonds de la formation professionnelle continue à compétence interprofessionnelle prévoyant la part et les conditions d’affectation de ces fonds. »
Chapitre
VI
La négociation sur la formation
Article 16
I. – Non modifié.......
II. – L’article L. 934-2 du même code est ainsi
modifié :
1° Au premier alinéa, les mots : « tous les cinq
ans » sont remplacés par les mots : « tous les trois
ans » ;
2° Le 4° est ainsi rédigé :
« 4° Les conditions d’accueil et d’insertion des jeunes et des adultes dans les entreprises, notamment dans le cadre des contrats ou des périodes de professionnalisation définis au titre VIII du présent livre ; »
2°bis (nouveau) Le 5° est ainsi rédigé :
« 5° Les actions de formation à mettre en œuvre en faveur des salariés ayant les niveaux de qualification les moins élevés et, en particulier, ceux qui ne maîtrisent pas les compétences de base, notamment pour faciliter leur évolution professionnelle ; »
3° Le 6° est complété par les mots : « ,
notamment par la détermination d’un objectif de progression du taux d’accès des
femmes aux différents dispositifs de formation et des modalités d’atteinte de
cet objectif » ;
4° Avant le dernier alinéa, sont insérés trois alinéas
ainsi rédigés :
« 13° Les conditions de mise en place d’un
observatoire prospectif des métiers et des qualifications et d’examen par la
commission paritaire nationale de l’emploi de l’évolution quantitative et
qualitative des emplois et des qualifications professionnelles ;
« 14° La définition des objectifs et priorités de
formation que prennent en compte les entreprises dans le cadre du plan de
formation et du droit individuel à la formation ;
« 15° La définition et les conditions de mise en œuvre
des actions de formation, de leur suivi et de leur évaluation, en vue d'assurer
l'égalité professionnelle, le maintien dans l'emploi et le développement des
compétences des travailleurs handicapés, notamment par la détermination d'un
objectif de progression du taux d'accès des travailleurs handicapés aux
différents dispositifs de formation et des modalités d'atteinte de cet objectif. »
Article 17
... Conforme................
Chapitre
VII
Dispositions financières
Article 18
I. – Non modifié.......
II. – L’article L. 951-1 du même code est ainsi
modifié :
1° Les huit premiers alinéas sont remplacés par quatre
alinéas ainsi rédigés :
« A compter du 1er janvier 2004, les
employeurs occupant au moins dix salariés doivent consacrer au financement
des actions définies à l’article L. 950-1 une part minimale de 1,60 %
du montant des rémunérations versées pendant l’année en cours entendues au sens
des règles prévues aux chapitres Ier et II du titre IV du livre II
du code de la sécurité sociale ou au chapitre II du titre II et au chapitre Ier
du titre IV du livre VII du code rural pour les employeurs des salariés visés à
l’article L. 722-20 dudit code. Pour les entreprises de travail
temporaire, ce taux est fixé à 2 % des rémunérations versées pendant
l’année en cours, quelles que soient la nature et la date de la conclusion des
contrats de travail.
« Dans le cadre de l’obligation définie à l’alinéa
précédent, les employeurs effectuent avant le 1er mars de
l’année suivant celle au titre de laquelle est due la participation :
« 1° Un versement au moins égal à 0,20 % des
rémunérations de l’année de référence à un organisme paritaire agréé par l’Etat
au titre du congé individuel de formation. Pour les entreprises de travail
temporaire, ce taux est fixé à 0,30 % et la contribution est versée à
l’organisme collecteur agréé de la branche professionnelle ;
« 2° Un versement au moins égal à 0,50 % des
rémunérations de l’année de référence à un organisme paritaire agréé au titre
des contrats ou des périodes de professionnalisation définis au titre VIII du
présent livre et du droit individuel à la formation prévu à l’article
L. 933-1. » ;
2° Le dixième alinéa (1°) est ainsi rédigé :
« 1° En finançant des actions mentionnées aux
articles L. 900-2 ou L. 900-3 au bénéfice de leurs personnels dans le
cadre d’un plan de formation établi dans le respect des dispositions des
articles L. 934-1 et L. 934-4, des actions menées au titre du droit
individuel à la formation prévu à l’article L. 933-1 ou des actions menées
dans le cadre des congés de formation, de bilan de compétences et de validation
des acquis de l’expérience prévus aux
articles L. 931-1, L. 931-21 et L. 900-1 ; »
3° Au onzième alinéa (2°), la référence :
« L. 961-8 » est remplacée par la référence :
« L. 961-9 » ;
4° Dans l’avant-dernier alinéa, les mots : « du 1° et
du 3° » sont remplacés par les mots : « du sixième et du
huitième alinéas ».
III. – Non modifié.......
Article 19
... Conforme................
Article 20
I. ‑ L’article L. 951-3 du code du travail est ainsi modifié :
1° Au premier alinéa, les mots : « le versement à un organisme paritaire agréé par l’Etat au titre du congé individuel de formation prévu au deuxième alinéa de l’article L. 951-1 » sont remplacés par les mots : « les versements prévus aux troisième et quatrième alinéas de l’article L. 951-1 aux organismes paritaires agréés visés à ces alinéas » ;
2° Au quatrième alinéa, les mots : « du premier
alinéa » sont remplacés par les mots : « du troisième alinéa de
l'article L. 951‑1 ».
II à IV. – Non modifiés.....
Article 21
L’article L. 952-1 du code du travail est ainsi
modifié :
1° Au premier alinéa, les mots « , à l’exception de
ceux occupant les personnes mentionnées au chapitre III du titre VII du livre
VII du présent code, » sont supprimés, le taux :
« 0,15 % » est remplacé par les mots :
« 0,40 % à compter du 1er janvier 2004 » et les
mots « aux chapitres II et III du titre II du livre VII du code rural,
pour les employeurs de salariés visés à l’article 1144 » sont remplacés
par les mots : « au chapitre II du titre II et au chapitre Ier
du titre IV du livre VII du code rural, pour les employeurs des salariés visés
à l’article L. 722-20 ». La deuxième phrase est ainsi rédigée :
« Ce pourcentage est porté à 0,55 % à compter du 1er janvier
2005. » ;
2° Les deuxième et troisième alinéas sont remplacés par
quatre alinéas ainsi rédigés :
« Pour la mise en œuvre de l’obligation définie à l’alinéa
précédent, l’employeur effectue avant le 1er mars de l’année
suivant celle au titre de laquelle la participation est due :
« 1° Un versement au moins égal à 0,15 % des
rémunérations de l’année de référence à un organisme paritaire agréé au titre
des contrats ou des périodes de professionnalisation prévus au titre VIII du
présent livre et du droit individuel à la formation défini à l’article
L. 933-1 ;
« 2° Un versement à concurrence du solde de
l’obligation prévue au premier alinéa du présent article à un organisme
paritaire collecteur agréé à ce titre par l’Etat.
« L’employeur effectue le versement de ces contributions à
un seul et même organisme collecteur agréé désigné par l’accord de branche dont
il relève ou, à défaut, à un organisme collecteur agréé au niveau
interprofessionnel. »
Article 22
I à IV. – Non modifiés.....
V. – L’article L. 952-6 du même code est ainsi
modifié :
1° Au premier alinéa :
a) Avant le mot : « employeurs »,
est inséré le mot : « particuliers », et, après les mots :
« du présent code », sont insérés les mots : « , assistantes
maternelles visées au chapitre III du titre VII du livre VII du présent code ou
salariés visés aux troisième (2°) et quatrième (3°) alinéas de l’article
L. 722-20 du code rural » ;
b) Les mots : « de la contribution prévue à
l’article L. 952-1 » sont remplacés par les mots : « d’une
contribution versée au titre du quatrième alinéa de l’article L. 952-1 et
égale à 0,15 % de l’assiette prévue au troisième alinéa du même
article » ;
c) Il est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Un accord de branche conclu avant le 31 décembre
2006 pourra prévoir qu’une contribution complémentaire de 0,10 % au titre
du troisième alinéa de l’article L. 952-1 sera versée à l’organisme
mentionné au deuxième alinéa du présent article. » ;
2° Au deuxième alinéa, les mots : « mentionné à
l’article L. 952-1 » sont remplacés par les mots :
« mentionné au quatrième alinéa de l’article L. 952-1 ».
VI. – Non modifié.......
Article 23
I. ‑ L’article L. 961-12 du code du travail est ainsi
modifié :
1° Le premier alinéa est supprimé ;
2° Au deuxième alinéa, les mots : « A compter de
cette date, » et les mots : « et à l’article 30 de la loi de
finances pour 1985 précitée » sont supprimés ;
3° Au troisième alinéa, les mots : « Sauf lorsque
les fonds d’assurance formation à compétence nationale et interprofessionnelle
ont été créés antérieurement au 1er janvier 1992, » sont
supprimés ;
4° Au cinquième alinéa, les mots : « les fonds
visés aux I bis et II de l’article 30 de la loi de finances pour
1985 (n° 84-1208 du 29 décembre 1984) » sont remplacés par les
mots : « les fonds mentionnés au quatrième alinéa de l’article
L. 951-1 et au troisième alinéa de l’article L. 952-1 » ;
4° bis Au sixième alinéa, les mots : « au
deuxième alinéa ci-dessus » sont remplacés par les mots : « au
premier alinéa » ;
5° Le dernier alinéa est complété par trois phrases ainsi
rédigées :
« Ce décret fixe notamment les règles relatives à la constitution, aux attributions, au fonctionnement et aux contrôles auxquels sont soumis les organismes collecteurs paritaires ainsi qu’aux modalités de reversement au Trésor public des fonds non utilisés et des dépenses non admises par les agents mentionnés à l’article L. 991-3. Il fixe également les modalités de mise en œuvre du principe de transparence dans le fonctionnement des organismes collecteurs paritaires, notamment en ce qui concerne l’égalité de traitement des entreprises, des salariés et des prestataires de formation ou de prestations entrant dans le champ d’application du présent livre. Sur chacun de ces points, il fixe également les modalités d’information des entreprises ayant contribué au financement de la formation professionnelle. »
II (nouveau). ‑
Au deuxième alinéa de l'article L. 961‑9 du même code, les
mots : « du conseil national de la formation professionnelle, de la
promotion sociale et de l'emploi ou de sa commission permanente » sont
remplacés par les mots : « du Conseil national de la formation
professionnelle tout au long de la vie ».
Article 23 bis
.... Supprimé................
Article 24
I. – L’article L. 961-13 du code du travail est
ainsi modifié :
1° Le premier alinéa est ainsi rédigé :
« Il est créé un fonds national habilité à gérer les
excédents financiers dont peuvent disposer les organismes collecteurs
paritaires gérant les contributions des employeurs au financement du congé
individuel de formation prévues à l’article L. 931-20 et au troisième
alinéa de l’article L. 951-1 et au financement des contrats ou des
périodes de professionnalisation et du droit individuel à la formation définis
au quatrième alinéa de l’article L. 951-1 et au troisième alinéa de
l’article L. 952-1. » ;
2° Le quatrième alinéa est ainsi modifié :
a) La première phrase est complétée par les
mots : « sous réserve du respect de règles relatives à la nature et
aux coûts des actions financées par ces organismes, ainsi qu’au financement
d’études et d’actions de promotion » ;
b) Après la première phrase, sont insérées deux
phrases ainsi rédigées :
« Sans préjudice des contrôles exercés par les agents
commissionnés en application de l’article L. 991-3, ce décret détermine
les documents et pièces relatifs à leur gestion que les organismes collecteurs
sont tenus de communiquer au fonds national et ceux qu’ils doivent présenter,
le cas échéant, aux personnes commissionnées par ce dernier pour les contrôler.
Il fixe les modalités d’application au fonds national du principe de
transparence visé au dernier alinéa de l’article L. 961-12. » ;
3° Le dernier alinéa est remplacé par six alinéas ainsi
rédigés :
« A l’exclusion des versements exigibles en application de
l’article L. 991-8, le fonds national reçoit également :
« 1° Par dérogation à l’article L. 951-9, le
montant de la différence entre les dépenses justifiées par l’employeur au titre
du quatrième alinéa de l’article L. 951-1 et sa participation due au titre
de ce même alinéa et majorée en application de l’article L. 951-3 ;
« 2° Par dérogation à l’article L. 952-3, le
montant de la différence entre les dépenses justifiées par l’employeur au titre
du troisième alinéa de l’article L. 952-1 et sa participation due au titre
de ce même alinéa et majorée en application de l’article L. 952-3.
« Les organismes collecteurs paritaires gérant les
contributions des employeurs au financement des contrats ou des périodes de
professionnalisation et du droit individuel à la formation prévues au quatrième
alinéa de l’article L. 951-1 et au troisième alinéa de l’article
L. 952-1 affectent en outre au fonds national un pourcentage compris entre
5 % et 10 % du montant des contributions qu’ils ont reçues des
employeurs. Les modalités du reversement sont définies par décret en Conseil
d’Etat.
« Ce même fonds national recueille les comptes
correspondants de la gestion des organismes collecteurs.
« Il transmet chaque année ces comptes définitifs, ainsi
que ses comptes propres, au Conseil national de la formation professionnelle
tout au long de la vie. »
II. – Non modifié.......
Article 25
La Caisse nationale de garantie des ouvriers dockers instituée par l’article L. 521-4 du code des ports maritimes est habilitée à utiliser une partie de son fonds de réserve pour contribuer aux actions entreprises, à partir du 1er janvier 2000, en faveur de l’embauche et de la formation professionnelle des ouvriers dockers. Un décret précise les modalités d’utilisation de ce fonds de réserve.
La Caisse nationale de garantie des ouvriers dockers est
également habilitée, jusqu'au 30 juin 2005, à contribuer dans les ports à des
actions de reconversion effectives d'ouvriers dockers, motivées par des
circonstances économiques ou sociales exceptionnelles.
Les modalités de mise en oeuvre et de contrôle de cette
disposition ainsi que le niveau financier de sa participation sont déterminés
par le conseil d'administration de la caisse.
Chapitre VIII
La mise en œuvre concertée des politiques de formation
professionnelle et le contrôle de la formation professionnelle
Article 26
Il est inséré, au chapitre Ier du titre IV du livre
IX du code du travail, avant l’article L. 941-1, un article L. 941
ainsi rédigé :
« Art. L. 941. – Les organismes
collecteurs paritaires mentionnés à l’article L. 961-12 et le fonds
national institué par l’article L. 961-13 transmettent à l’Etat, dans des
conditions fixées par décret en Conseil d’Etat :
« 1° Des données physiques et comptables relatives aux
actions qu’ils contribuent à financer ;
« 2° Des données agrégées et sexuées sur les
caractéristiques des bénéficiaires des actions menées ;
« 3° Des informations relatives aux bénéficiaires
mentionnés au 2° et destinées à la constitution d’échantillons statistiquement
représentatifs.
« Dans le cas où un organisme collecteur mentionné au
premier alinéa refuserait ou négligerait d’établir et de transmettre ces
informations, le représentant de l’Etat peut le mettre en demeure d’y procéder.
« L’Etat met à disposition du Parlement, du Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie, des organisations mentionnées à l’article L. 411-1, du Conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés et du Conseil national consultatif des personnes handicapées les résultats de l’exploitation des données recueillies en application du présent article et en assure la publication régulière. »
Article 26 bis (nouveau)
I. – Les deux premiers alinéas de l'article L. 910-1 du code du travail sont remplacés par quatre alinéas ainsi rédigés :
« Il est créé un Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie : ce conseil est chargé de favoriser, au plan national, la concertation entre les acteurs pour la conception des politiques de formation professionnelle et le suivi de leur mise en œuvre, en liaison avec les comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle. Il donne son avis sur la législation et la réglementation applicables en matière de formation professionnelle tout au long de la vie et d'apprentissage.
« Il établit tous les ans un rapport sur l'utilisation des ressources financières affectées à la formation professionnelle tout au long de la vie ainsi qu'à l'apprentissage. Il assure ainsi un contrôle régulier de l'emploi de ces fonds. Ce rapport est transmis au Parlement, aux conseils régionaux et aux comités de coordination régionaux de l'emploi et de la formation professionnelle.
« Il est composé de représentants élus des conseils régionaux, de représentants de l'Etat et du Parlement et de représentants des organisations professionnelles et syndicales intéressées. Il comprend en outre des personnes qualifiées en matière de formation professionnelle.
« Les conditions de nomination des membres du conseil, ses missions, ses modalités de fonctionnement et de compte rendu de son activité sont fixées par décret. »
II. – L'article L. 910‑2 du même code est abrogé.
III. – L'article L. 214-14 du code de l'éducation est abrogé.
Article 26 ter (nouveau)
La troisième phrase du troisième alinéa (3) de l'article L. 920-4 du code du travail est ainsi rédigée :
« Après une mise en demeure dont le délai est défini par
décret, l'enregistrement est annulé par décision de la même autorité
administrative lorsqu'il apparaît que les prestations réalisées ne
correspondent pas aux actions visées à l'article L. 900-2 ou lorsque les
règles définies aux articles L. 920-1 et L. 920-13 ne sont pas
respectées. »
Article 27
I à III. ‑ Non modifiés.....
IV. – Le dernier alinéa du même article est ainsi
rédigé :
« Les employeurs sont tenus de justifier de la réalité des
actions qu’ils conduisent lorsqu’elles sont financées par l’Etat, les
collectivités locales ou les organismes collecteurs des fonds de la formation
professionnelle continue. A défaut, ces actions sont réputées inexécutées. »
V à VII. ‑ Non modifiés.....
VIII (nouveau). ‑ Au troisième alinéa de l'article L. 991-3 du même code, après les mots : « L'administration fiscale », sont insérés les mots : « , les organismes collecteurs mentionnés aux articles L. 951-1, L. 952-1, L. 953-1, L. 953-3, L. 953-4, L. 961-9 et L. 961-10 ».
Chapitre
IX
L’apprentissage
Article 28
I. ‑ L’article L. 117-3 du code du travail est
complété par cinq alinéas ainsi rédigés :
« Il est dérogé à la limite d’âge supérieure prévue au
premier alinéa dans les cas suivants :
« 1° Lorsque le contrat proposé fait suite à un
contrat d’apprentissage précédemment souscrit et conduit à un niveau de diplôme
supérieur à celui obtenu à l’issue du contrat précédent ;
« 2° Lorsqu’il y a eu rupture de contrat pour des causes indépendantes de la volonté de l’apprenti ou suite à une inaptitude physique et temporaire de celui-ci ;
« 3° (nouveau) Lorsque le contrat d'apprentissage est souscrit par une personne à laquelle la qualité de travailleur handicapé est reconnue et dont l'âge, fixé par décret, ne peut être supérieur à 30 ans.
« Les conditions d’application de ces dérogations, notamment le délai maximum dans lequel le contrat d’apprentissage mentionné au 1° doit être souscrit après l’expiration du contrat précédent sont fixées par décret. »
II (nouveau). ‑
Dans la première phrase de l'article L. 119-5 du même code, les mots :
« à l'âge maximum d'admission à l'apprentissage, » sont supprimés.
Articles 29 à 31
. Conformes................
Chapitre
X
Dispositions transitoires et finales
Article 32
... Conforme................
Article 32 bis
Dans les professions agricoles définies aux 1° à 4° de
l'article L. 722-1 du code rural ainsi que dans les coopératives
d'utilisation de matériel agricole, le pourcentage minimal indiqué au
premier alinéa de l’article L. 952-1 du code du travail est fixé à
0,25 %. Des accords de branche étendus, conclus avant le 30 juin
2004, peuvent prévoir les modalités d’évolution de ce taux minimal, qui ne
pourra être inférieur à 0,55 % le 1er janvier 2008. Ces
accords peuvent également moduler les versements affectés aux différentes
actions prévues par les articles L. 931-1, L. 931-20, L. 951-1
et L. 952-1 du même code.
Article 33
... Conforme................
TITRE II
DU DIALOGUE SOCIAL
Article 34
Il est inséré, après l’article L. 132-2-1 du code du
travail, un article L. 132-2-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-2-2. – I. – La
validité d’un accord interprofessionnel est subordonnée à l’absence
d’opposition de la majorité des organisations syndicales de salariés représentatives
dans le champ d’application de l’accord. L’opposition est exprimée dans un
délai de quinze jours à compter de la date de notification de cet accord.
« II. – Lorsqu’une convention de branche ou un
accord [ ] professionnel étendu, conclu conformément aux dispositions du
I, le prévoit, la validité des conventions ou accords conclus dans le même
champ d’application professionnel est subordonnée à leur signature par une ou
des organisations syndicales représentant une majorité de salariés de la branche.
« La convention ou l’accord mentionné à l’alinéa précédent
[ ] définit la règle selon laquelle cette majorité est appréciée en
retenant les résultats :
« a) Soit d’une consultation des salariés concernés,
organisée périodiquement, en vue de mesurer la représentativité des
organisations syndicales de salariés de la branche ;
« b) Soit des dernières élections aux comités
d’entreprise, ou à défaut des délégués du personnel.
« La consultation prévue au a, à laquelle
participent les salariés satisfaisant aux conditions fixées par les articles
L. 433-4 ou L. 423-7, doit respecter les principes généraux du droit
électoral. Ses modalités et sa périodicité sont fixées par la convention de
branche ou l'accord professionnel étendu mentionné au premier alinéa du présent
II. Les contestations relatives à cette consultation relèvent de la
compétence du tribunal de grande instance.
« Dans le cas prévu au b, la convention de
branche ou l'accord professionnel étendu fixe le mode de décompte des
résultats des élections professionnelles.
« A défaut de la conclusion de la convention ou de l’accord
étendu prévu au premier alinéa du présent II, la validité d’une
convention de branche ou d’un accord professionnel est soumise aux conditions
prévues au I.
« III. – Une convention de branche ou un accord
[ ] professionnel étendu conclu conformément aux dispositions du
II, détermine les conditions de validité des conventions ou accords
d’entreprise ou d’établissement, en retenant l’une ou l’autre des modalités
énumérées aux 1° et 2° ci-après :
« 1° Soit la convention ou l’accord d’entreprise ou
d’établissement est signé par une ou des organisations syndicales de
salariés représentatives ayant recueilli au moins la moitié des suffrages
exprimés au premier tour des dernières élections au comité d’entreprise ou, à
défaut, des délégués du personnel ; si les organisations syndicales de
salariés signataires ne satisfont pas à la condition de majorité, le texte
peut être soumis, dans des conditions fixées par décret et devant respecter
les principes généraux du droit électoral, à l’approbation, à la majorité
des suffrages exprimés, des salariés de l’entreprise ou de l’établissement, à
l’initiative des organisations syndicales de salariés signataires, à laquelle
des organisations syndicales de salariés non signataires peuvent
s’associer ;
« 2° Soit la convention ou l’accord d’entreprise ou
d’établissement est subordonnée à l'absence d'opposition d’une ou
plusieurs organisations syndicales de salariés représentatives ayant
recueilli au moins la moitié des suffrages exprimés au premier tour des
dernières élections au comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du
personnel. L’opposition est exprimée dans un délai de huit jours à compter de
la date de notification de cet accord.
« En cas de carence d’élections professionnelles, lorsqu’un
délégué syndical a été désigné dans l’entreprise ou dans l’établissement, la
validité d’une convention ou d’un accord d’entreprise ou d’établissement signé
par ce délégué est subordonnée à l’approbation de la majorité des salariés dans
les conditions du 1°.
« Lorsque la convention ou l’accord n’intéresse qu’une
catégorie professionnelle déterminée relevant d’un collège électoral défini à
l’article L. 433-2, sa validité est subordonnée à la signature ou à
l’absence d’opposition d’organisations syndicales de salariés représentatives
ayant obtenu les voix d’au moins la moitié des suffrages exprimés dans ce
collège.
« En l’absence de convention ou d’accord étendu tel que
prévu au premier alinéa du présent III, la validité de la convention ou de
l’accord d’entreprise ou d’établissement est subordonnée à sa conclusion selon
les modalités définies au 2°.
« IV. – La partie la plus diligente des
organisations signataires d’une convention ou d’un accord collectif en notifie
le texte à l’ensemble des organisations représentatives à l’issue de la
procédure de signature.
« V. – L’opposition est exprimée par écrit et
motivée. Elle précise les points de désaccord. Elle est notifiée aux
signataires.
« Les textes frappés d’opposition majoritaire et les textes
n’ayant pas obtenu l’approbation de la majorité des salariés sont réputés non
écrits. Les accords mentionnés au I, les conventions et accords étendus
mentionnés au premier alinéa du II, les conventions et accords mentionnés au dernier
alinéa du II et aux troisième, cinquième et sixième alinéas du III ne
peuvent être déposés en application de l’article L. 132-10 qu’à
l’expiration du délai d’opposition. »
Articles 34 bis, 34 ter, 35 et 36
. Conformes................
Article 37
L’article L. 132-23 du code du travail est complété par
deux alinéas ainsi rédigés :
« En matière de salaires minima, de classifications, de
garanties collectives mentionnées à l’article L. 912-1 du code de la
sécurité sociale et de mutualisation des fonds recueillis au titre du livre IX
du présent code, la convention ou l’accord d’entreprise ou d’établissement ne
peut comporter des clauses dérogeant à celles des conventions de branche ou
accords professionnels ou interprofessionnels.
« Dans les autres matières, la convention ou l’accord
d’entreprise ou d’établissement peut comporter des dispositions dérogeant en
tout ou en partie à celles qui lui sont applicables en vertu d’une
convention ou d’un accord couvrant un champ territorial ou professionnel plus
large, sauf si cette convention ou cet accord en dispose autrement. »
Article 38
I. - Le code du travail est ainsi modifié :
1° Le deuxième alinéa de l'article L. 122-3-4 est ainsi modifié :
a) Dans la troisième phrase, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Dans la quatrième phrase, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou la convention ou l'accord d'entreprise ou d'établissement » ;
2° La première phrase de l'article L. 124-4-1 est complétée par les mots : « ou de convention ou d'accord d'entreprise ou d'établissement » ;
3° Dans le cinquième alinéa (1°) de l'article L. 124-4-4, après les mots : « de salariés de la branche de travail temporaire », sont insérés les mots : « , ou si une convention ou un accord conclu au sein d'entreprises ou d'établissements de cette branche » ;
4° L'article L. 124-21-1 est complété par les mots : « ou de convention ou d'accord d'entreprise ou d'établissement » ;
5° L'article L. 212-4-4 est ainsi modifié :
a) Dans la première phrase du premier alinéa, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Dans la deuxième phrase du premier alinéa, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou la convention ou l'accord d'entreprise ou d'établissement » ;
c) Dans le deuxième alinéa, les mots : « Pour pouvoir être étendu, l'accord ou la convention collective de branche » sont remplacés par les mots : « L'accord collectif permettant les dérogations prévues au premier alinéa » ;
d) Dans la première phrase du troisième alinéa, après les mots : « sociales et médico-sociales, », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
6° L'article L. 212-4-6 est ainsi modifié :
a) Au sixième alinéa (4°), les mots : « seul une convention ou un accord collectif de branche étendu » sont remplacés par les mots : « une convention de branche ou un accord professionnel étendu ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Le dixième alinéa (8°) est complété par les mots : « ou convention ou accord d'entreprise ou d'établissement » ;
7° La première phrase du I de l'article L. 212-5 est complétée par les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
8° Dans la première phrase de l'article L. 212-5-2, les mots : « , conclu en application de l'article L. 122-3-16, peut, s'il est étendu, et » sont remplacés par les mots : « étendu ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement, conclu en application de l'article L. 122-3-15, peut, » ;
9° Dans le deuxième alinéa de l'article L. 212-6, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou par une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
10° L'article L. 213-3 est ainsi modifié :
a) Dans la première phrase du deuxième alinéa, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou par convention ou accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Dans la deuxième phrase du troisième alinéa, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
c) Dans la dernière phrase du troisième alinéa, les mots : « à défaut de convention ou d'accord de branche étendu » sont supprimés ;
11° L'article L. 220-1 est ainsi modifié :
a) Dans le deuxième alinéa, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Dans le dernier alinéa, les mots : « collectif étendu » sont supprimés ;
12° Dans la première phrase du dernier alinéa de l'article L. 221-4, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
13° L'article L. 221-5-1 est ainsi modifié :
a) Dans la première phrase du premier alinéa, après les mots : « Une convention ou un accord collectif étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Le deuxième alinéa est supprimé ;
c) Au troisième alinéa, les mots : « collectif étendu » sont supprimés ;
d) L'avant-dernier alinéa est ainsi rédigé :
« A défaut de convention ou d'accord, l'utilisation de la dérogation prévue au premier alinéa est subordonnée à l'autorisation de l'inspecteur du travail donnée après consultation des délégués syndicaux et avis du comité d'entreprise ou des délégués du personnel, s'ils existent, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat. » ;
14° Dans l'antépénultième alinéa de l'article L. 236-10, les mots : « la convention collective de branche » sont remplacés par les mots : « par convention ou accord collectif » ;
II. – Le code rural est ainsi modifié :
1° La première phrase du I de l'article L. 713-6 est complétée par les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
2° Dans le premier alinéa de l'article L. 713-7, les mots : « ou un accord d'établissement » sont remplacés par les mots : « ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
3° Le deuxième alinéa de l'article L. 713-11 est complété par les mots : « ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
4° Dans le deuxième alinéa de l'article L. 714-2, après le mot : « étendu », sont insérés les mots : « ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
5° L'article L. 714-3 est ainsi modifié :
a) Dans la première phrase du premier alinéa, après les mots : « une convention ou un accord collectif étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Le deuxième alinéa est supprimé ;
c) Au troisième alinéa, les mots : « collectif étendu » sont supprimés ;
d) Le dernier alinéa est ainsi rédigé :
« A défaut de convention ou d'accord, l'utilisation de la dérogation prévue au premier alinéa est subordonnée à l'autorisation de l'inspecteur du travail donnée après consultation des délégués syndicaux et avis du comité d'entreprise ou des délégués du personnel, s'ils existent, dans des conditions déterminées par décret en Conseil d'Etat. » ;
6° L'article L. 714-5 est ainsi modifié :
a) Dans le deuxième alinéa, après les mots : « collectif étendu », sont insérés les mots : « ou une convention ou un accord d'entreprise ou d'établissement » ;
b) Dans le dernier alinéa, les mots : « collectif étendu » sont supprimés.
Article 38 bis
Après l’article L. 132-17 du code du travail, il est inséré
un article L. 132-17-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-17-1. – Les conventions
de branche ou les accords professionnels instituent des observatoires
paritaires de la négociation collective. Ils fixent les modalités suivant
lesquelles, en l’absence de stipulation conventionnelle portant sur le
même objet, ces observatoires sont destinataires des accords d’entreprise ou
d’établissement conclus pour la mise en œuvre d’une disposition législative. »
Article 39
... Conforme................
Article 40
I. – Non modifié.......
II. – Après l’article L. 132-19 du même code, il
est inséré un article L. 132-19-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-19-1. – La convention
ou l’accord de groupe fixe son champ d’application constitué de tout ou partie
des entreprises constitutives du groupe. La convention ou l'accord de groupe
est négocié et conclu entre, d'une part, l'employeur de l'entreprise dominante
ou un ou plusieurs représentants, mandatés à cet effet, des employeurs des
entreprises concernées par le champ de la convention ou de l'accord et, d'autre
part, les organisations syndicales de salariés représentatives, au sens de
l'article L. 132-2, dans le groupe ou dans l'ensemble des entreprises
concernées par le champ de la convention ou de l'accord. Pour la négociation en
cause, les organisations syndicales de salariés représentatives peuvent
désigner un ou des coordonnateurs syndicaux de groupe choisis parmi les
délégués syndicaux du groupe et habilités à négocier et à signer la convention
ou l'accord de groupe. La convention ou l'accord de groupe emporte les mêmes
effets que la convention ou l'accord d'entreprise.
« Les conditions de validité des conventions ou accords
d’entreprise ou d’établissement prévues au III de l’article L. 132-2-2 sont applicables aux
conventions ou accords de groupe. Lorsque le groupe relève de différentes
branches et que les conditions de validité prévues par ces branches pour les
conventions ou les accords d'entreprise ou d'établissement diffèrent, la
condition de validité applicable à la convention ou à l'accord de groupe est
celle fixée au 2° du III de l'article L. 132‑2-2.
« Les conventions ou les accords de groupe ne peuvent
comporter des dispositions dérogatoires à celles qui sont applicables en vertu de
conventions de branche ou d'accords professionnels dont relèvent les
entreprises ou établissements appartenant à ce groupe, sauf disposition
expresse de ces conventions de branche ou accords professionnels. »
Article 41
L’article L. 132-26 du code du travail est ainsi rédigé :
« Art. L. 132-26. – I. – Lorsqu’une telle faculté est prévue par une convention de branche ou un accord professionnel étendu, les entreprises dépourvues de délégué syndical peuvent déroger aux articles L. 132-2, L. 132-2-2, L. 132-7, L. 132-19 et L. 132-20 dans les conditions fixées ci-après.
« La convention de branche ou l'accord professionnel
étendu fixe les thèmes ouverts à ce mode de négociation dérogatoire. Elle
détermine également les conditions d'exercice du mandat des salariés visés au
III. Elle définit les modalités de suivi des accords ainsi conclus par
l'observatoire paritaire de branche de la négociation collective mentionné à
l'article L. 132-17-1.
« II. – Les conventions de branche ou les
accords professionnels étendus mentionnés au I peuvent prévoir qu’en
l’absence de délégués syndicaux dans l’entreprise ou l’établissement, ou de
délégués du personnel faisant fonction de délégué syndical dans les entreprises
de moins de cinquante salariés, les représentants élus du personnel au comité d’entreprise,
ou, à défaut, les délégués du personnel, peuvent négocier et conclure des
accords collectifs de travail.
« Les accords d’entreprise ou d’établissement ainsi
négociés n’acquièrent la qualité d’accords collectifs de travail au sens du
présent titre qu’après leur approbation par une commission paritaire nationale
de branche, dont les modalités de fonctionnement sont prévues par la
convention de branche ou l'accord professionnel étendu. Faute
d’approbation, l’accord est réputé non écrit.
« Ces accords d’entreprise ou d’établissement ne peuvent entrer en application qu’après leur dépôt auprès de l’autorité administrative dans les conditions prévues à l’article L. 132-10, accompagnés de l’extrait de procès-verbal de validation de la commission paritaire nationale de branche compétente. Cette commission peut également se voir confier le suivi de leur application.
« La convention de branche ou l'accord professionnel
mentionné au I détermine les conditions de validité de l'accord d'entreprise ou
d'établissement négocié en application du présent II.
« III. – Les conventions de branche ou les
accords professionnels étendus mentionnés au I peuvent également prévoir
que, dans les entreprises dépourvues de délégué syndical et lorsqu’un
procès-verbal de carence a établi l’absence de représentants élus du personnel,
des accords d’entreprise ou d’établissement sont conclus par un ou plusieurs
salariés expressément mandatés pour une négociation déterminée, par une ou
plusieurs organisations syndicales reconnues représentatives sur le plan
national. A cet effet, une même organisation syndicale ne peut mandater qu’un
seul salarié.
« Les organisations syndicales définies ci-dessus doivent
être informées au plan départemental ou local par l’employeur de sa décision
d’engager des négociations.
« Ne peuvent être mandatés les salariés qui, en raison des
pouvoirs qu’ils détiennent, peuvent être assimilés au chef d’entreprise, ainsi
que les salariés apparentés au chef d’entreprise mentionnés au premier alinéa
des articles L. 423-8 et L. 433-5.
« L’accord signé par un salarié mandaté doit avoir été
approuvé par les salariés à la majorité des suffrages exprimés, dans des
conditions fixées par décret et devant respecter les principes généraux du
droit électoral. Faute d’approbation, l’accord est réputé non écrit.
« L’accord d’entreprise ou d'établissement signé par
le salarié mandaté ne peut entrer en application qu’après avoir été déposé
auprès de l’autorité administrative dans les conditions prévues à l’article
L. 132-10.
« Le salarié mandaté au titre du présent article bénéficie
de la protection prévue par les dispositions de l’article L. 412-18 dès
que l’employeur a connaissance de l’imminence de sa désignation. La procédure
d’autorisation administrative est applicable au licenciement des anciens
salariés mandatés pendant une période de douze mois à compter de la date à
laquelle leur mandat a pris fin.
« En l’absence d’accord, le délai de protection court à la
date de la fin de la négociation matérialisée par un procès-verbal de désaccord.
« IV. – Les accords d’entreprise conclus selon
les modalités définies aux II et III peuvent être renouvelés, révisés ou
dénoncés selon les modalités mentionnées à ces paragraphes respectivement par
l’employeur signataire, par les représentants élus du personnel ou par un
salarié mandaté à cet effet. »
Article 42
I. – Non modifié.......
II. – L’article L. 132-30 du même code est ainsi
rédigé :
« Art. L. 132-30. – Des commissions paritaires
professionnelles ou interprofessionnelles peuvent être instituées au plan
local, départemental ou régional, par accord conclu dans les conditions prévues
à l’article L. 132-2.
« Ces commissions paritaires :
« 1° Concourent à l’élaboration et à l’application de
conventions et accords collectifs de travail, négocient et concluent des
accords d’intérêt local, notamment en matière d’emploi et de formation
continue ;
« 2° Examinent les réclamations individuelles et
collectives ;
« 3° Examinent toute autre question relative aux
conditions d’emploi et de travail des salariés intéressés.
« Les accords visés au premier alinéa fixent les modalités
d’exercice du droit de s’absenter, de la compensation des pertes de salaires ou
du maintien de ceux-ci, ainsi que de l’indemnisation des frais de déplacement
de salariés appelés à participer aux négociations, de même qu’aux réunions des
commissions paritaires. Ces accords déterminent également les modalités
de protection contre le licenciement des salariés membres de ces commissions et
les conditions dans lesquelles ils bénéficient de la protection prévue par les
dispositions de l'article L. 412-18. »
Article 43
L’article L. 135-7 du code du travail est ainsi
rédigé :
« Art. L. 135-7. – I. – Les
conditions d’information des salariés et des représentants du personnel sur le
droit conventionnel applicable dans l’entreprise et l’établissement sont
définies par convention de branche ou accord professionnel. En l’absence
de convention ou d'accord, les modalités définies au II s’appliquent.
« II. – Au moment de l’embauche, le salarié
reçoit de l’employeur une notice d’information relative aux textes
conventionnels applicables dans l’entreprise ou l’établissement.
« L’employeur lié par une convention ou un accord collectif
de travail doit fournir un exemplaire de ce texte au comité d’entreprise et, le
cas échéant, aux comités d’établissement ainsi qu’aux délégués du personnel et
aux délégués syndicaux ou aux salariés mandatés dans les conditions prévues
au III de l'article L. 132-26.
« En outre, l’employeur tient un exemplaire à jour de cette
convention ou accord collectif à la disposition du personnel sur le lieu de
travail. Un avis est affiché à ce sujet.
« Dans les entreprises dotées d’un intranet, l’employeur
met sur celui-ci à disposition des salariés un exemplaire à jour de la
convention ou de l’accord collectif de travail par lequel il est lié. »
Article 43 bis
L’avant-dernière phrase du VIII de l’article 5 de la loi
n° 2000-37 du 19 janvier 2000 relative à la réduction négociée du
temps de travail est complétée par les années : « 2004, 2005 ». Ces
dispositions sont applicables à compter du 1er janvier 2004.
Article 44
I. - Après l’article L. 132-5 du code du travail, il
est inséré un article L. 132-5-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 132-5-2. – La convention de branche ou l’accord professionnel prévoit les modalités de prise en compte dans la branche ou l’entreprise des demandes relatives aux thèmes de négociation émanant d’une ou des organisations syndicales de salariés représentatives, sans préjudice des obligations formulées aux articles L. 132-12 et L. 132-27. »
II (nouveau). – L'article L. 133-5 du même code est complété par un 16° ainsi rédigé :
« 16° Les modalités de prise en compte dans la branche ou
l'entreprise des demandes relatives aux thèmes de négociation émanant d'une ou
des organisations syndicales de salariés représentatives. »
Articles 45 et 46
. Conformes................
Article 47
I, I bis et II. – Non modifiés.....
III (nouveau). – L'article
17 de la loi n° 99-532 du 25 juin 1999 relative à l'épargne et à la sécurité
financière est abrogé.
Articles 48 et 49
. Conformes................
TITRE III
DISPOSITIONS DIVERSES
Chapitre
Ier
[Suppression
conforme de la division et de l’intitulé]
Article 50
L’article L. 143-11-3 du code du travail est complété par
un alinéa ainsi rédigé :
« L'assurance prévue à l'article L. 143-11-1 ne
couvre pas les sommes qui concourent à l'indemnisation du préjudice causé par
la rupture du contrat de travail en cas de rupture du contrat de travail dans
le cadre d'un licenciement pour motif économique, en application d'un accord
d'entreprise ou d'établissement ou de groupe ou d'une décision unilatérale de
l'employeur, lorsque l'accord a été conclu et déposé ou la décision notifiée
moins de dix-huit mois avant la date du jugement d'ouverture de la procédure de
redressement ou de liquidation judiciaire. »
Article 50 bis
... Conforme................
Article 50 ter (nouveau)
Après le premier alinéa de l'article L. 441-2 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Les accords d'intéressement, au sens du présent chapitre, conclus au sein d'un groupe de sociétés établies dans plusieurs Etats membres de l'Union européenne, ouvrent droit aux exonérations précitées pour les primes versées à leurs salariés par les entreprises parties auxdits accords situées en France. »
Article 50 quater (nouveau)
Après le premier alinéa de l'article L. 442-1 du code du travail, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Si une entreprise ayant conclu un accord d'intéressement vient à employer au moins cinquante salariés, les obligations de la présente section ne s'appliquent qu'à la date d'expiration de l'accord d'intéressement. »
Article 50 quinquies (nouveau)
Le dernier alinéa de l'article L. 442-2 du code du travail est complété par une phrase ainsi rédigée :
« Il détermine, en outre, le mode de calcul de la réserve spéciale de participation pour les entreprises situées dans des zones franches et exonérées d'impôt sur le revenu ou d'impôt sur les sociétés. »
Article 50 sexies (nouveau)
Après le troisième alinéa de l'article L. 443-1 du code du travail, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :
« Lorsque l'entreprise comporte au moins un délégué syndical ou est dotée d'un comité d'entreprise ou entre dans le champ d'application d'une convention de branche ou d'un accord professionnel répondant aux conditions prévues à l'article L. 132‑26, le plan d'épargne d'entreprise doit être négocié avec le personnel.
« Si au terme de la négociation, aucun accord n'a été conclu, il est établi un procès-verbal de désaccord dans lequel sont consignées en leur dernier état les propositions respectives des parties et les mesures que l'employeur entend appliquer unilatéralement. »
Article 50 septies (nouveau)
Le chapitre IV du titre IV du livre IV du code du travail est complété par un article L. 444-8 ainsi rédigé :
« Art. L. 444-8. – Dans les entreprises dépourvues de délégué syndical où sont présents un ou des délégués du personnel et où aucun accord d'intéressement ou de participation n'est en vigueur, l'employeur propose, tous les trois ans, un examen des conditions dans lesquelles pourraient être mis en œuvre un ou plusieurs des dispositifs mentionnés aux chapitres Ier à III du présent titre. »
Chapitre
II
[Suppression
conforme de la division et de l’intitulé]
Articles 51 et 52
………………………..…Retirés…………………………..
Délibéré en séance publique, à Paris, le 11 février 2004.
Le Président,
Signé :
Christian PONCELET.